en français: Foyer des jeunes filles à Tambacounda, Sénégal

Pour cause de rupture de paiements, ces filles, souvent victimes de mariage forcé, seront obligées de retourner dans leur village.

SVP, voir aussi  l´article en anglais et les commentaires

CONTEXTES CREATION FOYER JEUNES FILLES

Au Sénégal, les problèmes de mariages forcés et précoces, de grossesses précoces se rencontrent beaucoup, surtout dans sa zone orientale : à Tambacounda.

C’est ainsi que voulant continuer ses études face à des parents décidés à la marier, une jeu

ne fille de dix ans a fuit pendant la nuit de son village Sinthian à Gouloumbou soit environ 42 Km bravant des dangers comme les hyènes, les serpents dans la brousse pour pouvoir venir étudier à Tambacounda.

Très sensible à ce genre de situation, l’ONG Kinkeliba qui était une association d’aide au développement médical commencé à œuvrer dans l’éducation en construisant des jardins d’enfants, et un centre d’accueil pour les jeunes filles entre la 6ème et la terminale désireuses de continuer leurs études. Car ces dernière étaient souvent rejetées par leurs parents qui leur font un chantage : « si tu ne te marrie pas personne ne se s’occupera de toi ».

La plupart sont rejetées de leur famille ; et l’ONG Kinkeliba les aidait par un paquet de services à savoir :

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l’hébergement les cours de renforcement en mathématique, français, anglais l’initiation à l’informatique la restauration des causeries sur des thèmes comme le Sida, les IST 5infections sexuellement transmissibles), l’excision, les grossesses précoces et non désirées, les mariages précoces…….

C’est ainsi que le foyer a ouvert ses portes depuis novembre 2007 ; Accueillant

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24 pensionnaires en 2007/2008 64 pensionnaires en 2008/2009 111 pensionnaires en 2009/2010 130 pensionnaires en 2010/1011 135 pensionnaires à ce jour.

Mais le début du mois d’octobre 2011, le président de l’ONG nous a informé qu’il ya cassure entre les membres de l’ONG et qu’il y a plus moyens d’aider les jeunes filles ; ce que nous entendions depuis le mois de juin passé sans en avoir la confirmation.

De ce fait le virement mensuel qui s’élevait aux environs de 6 000 000 FCFA, a été très réduit jusqu’à 1200 000 FCFA qui ne suffisent même pas pour la restauration des filles qui s’élève à environ 3 000 000 FCFA ; sans compter, l’eau, l’électricité, le personnel de service et tous les autres engagements pour le fonctionnement du foyer.

A ce jour, la situation est très dramatique car, les pensionnaires vivent au jour le jour, et risquent de se retrouver contraints de retourner dans les villages, car n’ayant pas de quoi manger.

Fin octobre 2011, Gabriele Schwarz (bonergie.com) et Arne Thies (bonagera.com) ont visité la maison de jeunes filles de Tambacounda, institution financée par l’ONG Kinkeliba basée à Paris

Ils ont été chaleureusement reçus par Mme Seynabou Mbaye, responsable et gérante de ladite institution, qui a partagé son inquiétude concernant la menace de fermeture de l’établissement « faute de financement ». Cette dernière leur a transmis un document qui est en pièce-jointe au début de ce site. La situation a été également analysée par les organismes visiteurs:

  • L’interruption brutale et soudaine des paiements (environ 10 000 euros / mois) sans aucune solution alternative
  • La structure du foyer, certes très impressionnante, paraissait cependant totalement démesurer par rapport au contexte économique et culturel local :

  • Un complexe clôturé par un grand mur avec gardiens permanents
  • un grand parc jalonné par des sentiers en béton
  • bungalows modernes rappelant plutôt un centre de loisir « Club Med » avec grande cuisine professionnelle, un centre d’informatique, une bibliothèque, des dortoirs aux murs carrelés des salles d´études et salles à manger très confortables
  • L‘institution est complètement dépendante du soutien extérieur, car rien n’a été mise en place afin de donner accès à une gestion autonome
  • Il n’existe aucune activité génératrice de revenus malgré le fait que des propositions locales soient présentes
  • utilisation des dispositifs moins coûteux et alternatifs tels que puits privés (pour l’approvisionnement en eau potable et pour le jardinage) et l’énergie solaire grâce à l’installation du photovoltaïque ne sont pas envisagés par l’ONG
    • Il y avait juste de la nourriture pour quelques jours. Le foyer survit grâce aux bonnes relations entre la directrice et la population locale
    • Le personnel demeure présent, mais ne perçoit plus de salaire.

Les questions que ce sont posées les organismes visiteurssont:

    • Pourquoi un financement aussi lourd (presque 10 000 Euro/mois), peut-il être interrompu sans avertissement au préalable et sans aucunes solutions alternatives?
    • Pourquoi avoir investi dans une structure aussi prestigieuse et coûteuse dépassant de loin les exigences de premières nécessités?
    • Pourquoi une telle dépendance du soutien extérieur?

L’ONG Kinkeliba bénéficie d’un soutien immense de différentes fondations et de sponsors prestigieux qui n’ont pas de problèmes financiers!

Cependant deux questions principales demeurent:

  • Serait-il possible que les fondations ne soient pas informées par les activités de l’ONG?
  • Est-ce la continuation de «l’industrie de souffrance et de larmes» qui impose des projets humanitaires de prestige, afin de mieux les ventres aux sponsors des pays industrialisés?

Il est donc urgent de mettre en lumière ce problème et de trouver une solution pour ces jeunes filles afin qu’elles ne s’exposent à des représailles fatales

La solution immédiate est la poursuite immédiate du financement de ce foyer par l’ONG Kinkeliba car elle dispose des moyens financiers. I

Dans l’avenir, une voie progressive vers l’indépendance du foyer est certainement plus bénéfique á long terme et parfaitement réalisable! D´autres partenaires seraient présents !

Aider nous :

  • en rajoutent votre commentaire sur ce site (fin de la page) afin que l’ONG paye immédiatement la totalité des frais de fonctionnement de ce foyer qu´elle a interrompu au mois d´octobre
  • envoyiez également vos remarques aux responsables de cette ONG à Paris:

et aux fondations :

SVP, voir aussi  l´article en anglais et les commentaires


One thought on “en français: Foyer des jeunes filles à Tambacounda, Sénégal

  1. Chère Madame Prévotat
    Nous vous remercions infiniment de vous être manifestée, car c’est ce que nous attendions depuis octobre dernier.
    Inutile de souligner que toutes les données dans l’article ont été vérifiées par nous-même lors de notre visite en octobre dernier et que toutes les informations jusqu’á aujourd’hui proviennent de plusieurs sources à différents niveaux et sont totalement convergentes.
    Afin de vous faciliter une réponse plus pertinente, nous voudrions vous demander de bien vouloir nous éclairer directement sur les points suivants :
    1. Pensez-vous réellement reprendre en main ce foyer et payer la totalité des frais de fonctionnement comme vous l´aviez fait auparavant (environ 10 000 Euro/mois)? Les 3 500 000 CFA récemment versés sur le compte de l‘association du Foyer représentent environ 50% des frais de fonctionnement mensuel. Inutile de souligner que cette somme est loin de suffire à éponger les dettes du foyer accumulées depuis octobre 2011 !
    2. Certes ce foyer est une structure très prestigieuse, mais ne croyez-vous pas qu’une structure moins onéreuse aurait pu satisfaire tout aussi bien les demandes ? Il est certain que cette structure dépasse de loin le contexte socioculturel et économique de cette région.
    3. Des actions rémunératrices prometteuses proposées par les habitants du foyer n’ont jamais pu jusqu’à maintenant voir le jour, car votre ONG n’a pas consenti à une telle approche, pourquoi ?
    4. Seriez-vous prêts à soutenir ce foyer durant une phase transitoire, afin qu’une structure alternative puisse prendre la relève ?
    5. Sinon, seriez-vous prêts à introduire des actions autonomes rémunératrices, afin de réduire successivement les coûts d’entretien de ce foyer? Il est évident que dans le passé jusqu’à aujourd’hui, le manque total de puits/pompes pour l’eau potable et l’irrigation d’un propre jardin, de panneaux solaires, un substitut au gaz pour la cuisine etc. créaient des charges excessivement lourdes tout en poussant le foyer vers une totale dépendance au « KINKELIBA ». Sans la perspective graduelle vers une autosuffisance vivrière, technique et financière de cette structure, il sera très difficile de trouver des aides financières hors de votre propre réseau. Nous craignons que votre demande d’aide, sans consentir à un changement successif et radical vers une gestion plus adaptée et autonome ne soit probable.
    La situation au foyer devient intenable…Il faut une solution rapide et définitive !
    Dans l´attente de vous lire et de trouver une solution satisfaisante pour ce foyer, nous vous assurons, Madame, de nos salutations distinguées.

    Vicky Bokengo et Dr. Arne Thies, Munich 14.01.12

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